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Certaines études montrent des différences physiologiques au niveau du cerveau des surdoués (voir Miller Intelligence and Brand Myelination 1994, Jensen The Science of Mental Hability 1998, Thompson et al. Genetic Influences of Brain Structure in Nature Neuroscience nov 2001… par exemple) et on nous parle d’autre part d’une différence qualitative du fonctionnement cognitif (J.Siaud-Facchin Trop intelligent pour Être Heureux, Arielle Adda le Livre de l’Enfant Doué et plus récemment Cécile Bost Différence et Souffrance de l’adulte surdoué pour exemple). Par ailleurs, la psychométrie, et donc la statistique, fixent plusieurs seuils dans le diagnostic de la douance (traduction de la terminologie anglo-saxonne) :

>130 surdoué

>145 hautement surdoué

>160 exceptionnellement surdoué

>180 profondément surdoué (sachant qu’on ne peut l’évaluer précisément)

Comment faire le lien entre ces éléments disparates, issus de divers domaines de recherche (psychologie clinique, neurologie, neuro-psychologie, statistique, psychométrie), afin de composer une image cohérente et complète de ce que recouvre la notion de douance ? Quels sont les liens d’ores et déjà objectivés par la Science ? Quelles sont les études en cours en Europe et dans le monde sur ces questions? Notamment existe-t-il une ou plusieurs études en cours ayant pour but de faire le parallèle entre les observations des neurosciences et celles de la psychologie clinique et de la psychométrie ?

Dr Vandamme

     

Attention : il me semble que le Wisc et la Wais ne vont pas au delà de 165, contrairement au Cattel (plus restrictif dans l’évaluation de l’intelligence, et d’utilisation anglo-saxonne).

Arielle Adda

         

Attention : il convient de préciser quels sont les tests utilisés pour déterminer le QI. Le test le plus utilisé est le WAIS sous sa forme IV actuellement et le QI ne dépasse pas 160. Quand il s’agit d’enfants on peut procéder au calcul du QI « Compensé » (cf Jean Charles Terrassier) en comparant les résultats obtenus par un enfant à ceux d’enfants plus âgés de 1 ou 2 ans, cette méthode fonctionne bien pour le Verbal et le Raisonnement Perceptif, moins bien pour la Mémoire de Travail, et, bien évidemment, pas du tout, ou très très rarement pour Vitesse de Traitement.

     A mon avis, quand on dépasse le maximum, il est difficile de conserver des résultats homogènes, il y aura toujours des domaines privilégiés, ne serait-ce que parce que, le don aidant, ils seront davantage travaillés.

     Pour le reste, il faudrait poser la question au Pr Habib ou à Michel Duyme, que je connais. Il existe beaucoup d’autres chercheurs, certainement aux USA, plus intéressés par ces questions.

Clotilde Beylouneh

     

En effet, de telles recherches existent, mais il ne me semble pas pertinent de les décrire moi-même, car la neuroscience n’est tout simplement pas mon domaine.

Je ne répondrai donc pas directement à la dernière partie de votre question, qui serait de lister de telles recherches. En revanche, vous exprimez une interrogation sur la manière de synthétiser ces éléments «disparates» ou de se les approprier dans le contexte de la douance. Dans cette question, je saisis donc celle du lien, illustré par la douance, entre la psychologie (et plus précisément la psychométrie) et les autres sciences humaines.

     

     L’intelligence est certes une notion qui est abordée par un grand nombre de disciplines : en fait par l’ensemble des sciences humaines (les sciences humaines étant ici : l’histoire, la géographie, la démographie, l’économie, la sociologie, la philosophie dont la logique, l’ontologie, etc. !). La question de la différenciation des individus selon leurs capacités est également abordée de manière immémoriale.

En revanche, c’est seulement avec l’avènement de la psychométrie, qui s’est produite au sein de la psychologie moderne et à visée scientifique à partir de la fin du 19ème siècle, que la mesure de l’intelligence fut mise en place, et que fut conçu le Q.I.. En découle la possibilité d’établir des limites chiffrées entre les groupes d’individus, à la manière à laquelle vous faites référence dans la question n°3. On peut d’ailleurs noter que c’est concomitamment à cette conception que la question de la prise en compte des sujets à haut potentiel fut réabordée, sous un nouvel angle : à la fois pragmatique, politique et scientifique. Plus précisément, le recours au QI a permis de donner lieu aux premiers travaux sur les enfants surdoués. En effet, BINET – auteur reconnu du premier test d’intelligence – a proposé cette démarche dans un cadre qui concernait les enfants. Il s’exprime ainsi en 1911 dans Les Idées modernes sur les Enfants : « Voici encore l’écolier qui ne profite pas de l’enseignement pour une raison vraiment paradoxale : il est trop intelligent. On rencontre parfois des enfants très brillamment doués, qui sont d’un niveau intellectuel très supérieur à celui des enfants de leur âge (…). Ils ne travaillent que par caprice et n’apprennent leurs leçons qu’au dernier moment, ils sont volontiers insubordonnés (…). C’est pour eux qu’on devrait former des classes de sur-normaux (…). Un enfant d’intelligence supérieure est comme une force à ne pas laisser perdre ». Ce propos n’est-il pas toujours d’actualité ?

L’intelligence est dès lors devenue un des sujets principaux de la psychologie moderne ; Par le biais de la psychométrie dont l’intelligence était la principale variable, la psychologie a d’ailleurs appuyé son développement, car elle y trouva sa crédibilité. Dès lors, le discours sur l’intelligence peut difficilement faire l’impasse de la psychologie.

Reste aux autres disciplines et sous-disciplines à enrichir ce qui apparaît à présent comme un constat, à savoir la différence entre les individus du point de vue des capacités intellectuelles. Il s’agit de proposer des causes à ces différences, en définissant des facteurs explicatifs de quelque nature que ce soit, en procédant à des descriptions typologiques, etc..

Par exemple, la sociologie pourrait mettre en évidence la répartition des surdoués dans la population en répondant à la question de l’influence de l’appartenance sociale sur le Q.I. (voir les travaux de Marie DURU-BELLAT), ou au contraire, démontrer l’indépendance de ce dernier par rapport à de telles influences (voir les travaux de Jacques LAUTREY). En miroir, c’est bien sûr la question de l’innéité du potentiel intellectuel qui est soulevée.

Une approche historique peut mettre en exergue l’existence ou le rôle des personnes très douées, ou s’intéresser à la manière dont les nations ont pu promouvoir le développement de l’intelligence (par le biais des systèmes éducatifs et scolaires, par le contrôle des parutions par le pouvoir …), ou encore au sort que les différentes sociétés ont pu accorder aux individus les moins doués.

Au sein de la psychologie, autour du Q.I., les différentes sous-disciplines apportent aussi leurs données et leurs réflexions d’une manière qui peut être complémentaire. Ainsi, la psychologie sociale pourra également, de manière spécifique, traiter la question de l’interaction entre les capacités intellectuelles et certains phénomènes de son champ, tel que le leadership ou la prise de décision. On peut citer notamment le besoin d’appartenance, au nom duquel un grand nombre de sujets à haut potentiel peuvent se trouver en situation d’auto-censure (cf. le récent ouvrage de Mme de KERMADEC). Ou bien encore, tout aussi important, ce que J.C. Terrassier a nommé l’effet pygmalion négatif (phénomène selon lequel, trop peu d’enfants précoces étant identifiés), et l’enseignant ignorant donc la potentialité de son élève, il va attendre de lui une efficience scolaire moyenne, c’est-à-dire l’inciter à une évolution bien inférieure à ses possibilités.

Sans doute est-ce la psychologie différentielle qui est la plus propre à enrichir la réflexion sur la douance. Dans ce cadre en effet, on pourra associer la douance à certaines typologies psychologiques : classiquement, les traits de personnalité ou, pour la psychologie cognitive différentielle, les styles cognitifs ou les stratégies de résolution de problème. Par exemple : peut-on observer qu’à QI égal, les individus peuvent utiliser des stratégies cognitives qui vont les différencier les uns des autres ? Dès lors, les surdoués ont-ils des stratégies cognitives particulières ? Ou bien, au contraire, ne s’agit-il que d’une question de rendement ou d’énergie mentale ?

La psychologie clinique aura à cœur d’associer la douance à telle ou telle difficulté, voire telle ou telle catégorie nosologique, ou de décrire telle ou telle souffrance, notamment en observant que tel trouble se retrouve plus fréquemment chez les sujets à haut potentiel que dans la population générale, ou qu’il se présente différemment.

De même, la psychologie de l’éducation s’interrogera sur le lien entre le Q.I. et la réussite scolaire, par exemple enpointant la proportion « anormale » de l’échec scolaire chez les enfants intellectuellement précoces. S’appuyant sur la psychologie différentielle cognitive (par exemple avec l’interaction aptitudes-traitement), à terme, il pourra être possible de proposer aux enseignants un éclairage psychologique dont ils pourront se saisir dans une visée pédagogique (point sur lequel la psychologie de l’éducation est bien convoquée). Un protocole de prise en charge purement pédagogique pourra être mis au point, à l’instar de ce qui existe pour des élèves qui souffrent de troubles spécifiques des apprentissages.

Il est vrai que, de même que pour tous les sujets que traite la psychologie, la neurologie et les méthodes d’imagerie s’intéressent également à l’intelligence, tendant à situer les processus cognitifs selon les régions cérébrales activées. Cependant, sur ce point, je ne vois pas de contradiction entre l’existence de telles données et celle de différences qualitatives dans le fonctionnement cognitif. Il peut s’agir aussi par exemple de faire des observations sur le type de sommeil, comme J.C. GRUBAR.

Quoi qu’il en soit, il semble difficile de s’éloigner de la psychométrie. Outre qu’elle propose des classifications du potentiel intellectuel et qu’elle détient les instruments pour les concevoir dans son champ, la psychométrie est elle-même indissociable de la psychologie dans son ensemble. Ainsi, non seulement la psychométrie met-elle en exergue ce phénomène en lui accordant les définitions, le cadre théorique et les méthodes de mesure, mais encore, elle se situe également dans un cadre d’intervention, y compris déontologique.

A travers cette évocation de l’ampleur des problématiques traitées par les sciences humaines en regard de la douance, mes remarques visent à montrer à quel point la douance – comme tout concept de sciences humaines – qui reste un indicateur d’une grande validité et auquel je souscris fermement, ne saurait masquer la grande variété des personnes qui peuvent se retrouver dans la ou les catégories que vous reprenez dans la question n°3. Plus encore, pour comprendre la douance, il ne s’agit pas de nier la complexité qu’elle comporte : cette complexité est peut-être, si l’on peut dire, plus importante encore que dans la population toute venante, dans la mesure où il semble que le QI élevé rende les différences plus sensibles : si l’on considère la sensibilité des surdoués d’une part, et les effets plafonds de l’autre.

Même, dans ma pratique de psychologue, j’ai à cœur de concilier :

  • la réalité de l’expérience du surdon et le soulagement que le bilan psychologique peut apporter, par l’élucidation de cette hypothèse pour une personne : oui, le surdon existe, et oui, les tests de Q.I. permettent de reconnaître un individu surdoué.

  • l’existence de différences. Notion qui s’entend dans le sens où, à Q.I. égal ou sensiblement égal, les individus peuvent développer divers types de personnalités, diverses stratégies, différents types de rapport à autrui, différents systèmes de valeurs … certaines de ces différences pouvant se concevoir comme des variables que le bilan psychologique pourra également appréhender. Variables que l’unicité de la personne supplante, quand bien même une vision panoramique absolue permettrait de disposer, pour un individu, de tous les indicateurs proposés pas les différentes sciences humaines …
    • tous les surdoués ne sont pas identiques
    • il n’y a pas de fatalité dans le surdon : pas d’échec obligatoire, ni de trouble psychologique systématique

     Bien qu’il soit essentiel selon moi de considérer la variabilité qui existe chez les personnes surdouées, on notera que je n’ai pas encore parlé de différence de Q.I. entre les sujets. J’en viens maintenant à évoquer la question des seuils de Q.I., ou de la classification des surdoués sur la base du Q.I., telle que vous la reprenez dans votre question.

Là encore, il convient de revenir à la psychométrie.

Avant même de parler de surdon, il faut savoir que le QI est basé, par construction aussi bien que par son cadre théorique, sur l’idée de classer les personnes. Notamment, la démarche du Q.I. se situe a priori en direction des personnes disposant le moins d’aptitudes.

Cela concerne certes les individus à haut potentiel, mais avant eux, et plus encore, les personnes dont les capacités sont les moins élevées. Resituer ainsi les tests de Q.I. n’est pas anodin, dès lors que cela va nous servir à expliquer, ci-dessous, les limites du Q.I. pour les surdoués.

  • Aujourd’hui encore, l’évaluation de l’efficience intellectuelle est requise pour décider si une personne est en situation de handicap (intellectuel)

  • Le premier test d’intelligence répondait à une telle demande : en 1904, une commission ministérielle demanda à Alfred BINET s’il serait possible de mettre au point une façon de distinguer les enfants retardés, c’est-à-dire ceux qui ne pourraient pas suivre dans l’école ordinaire. En 1909 eut lieu la création des classes de perfectionnement au sein de l’école « normale ». Et c’est à partir de ce test – l’échelle métrique de l’Intelligence ou le Binet Simon – que tous les tests d’intelligence ont été créés (y compris la W.A.I.S.

  • Il ne faut pas cacher du reste que la mesure du Q.I. a participé à certaines démarches de ségrégation, même eugéniques. 

On peut également citer le fait que des tests d’intelligence sont employés dans des processus de recrutement, là encore pour classifier (sélectionner) des personnes.

D’autre part, il y a différents QI, et la répartition statistique n’est pas la même d’un test à l’autre. A l’heure actuelle, c’est le QI de type Wechsler qui est le plus couramment employé, notamment dans la série des tests dont Wechsler est l’auteur (WISC, WPPSI, WAIS et leurs différentes versions). Les Q.I. de type Wechsler se distribuent sur la courbe de Gauss, qui traduit une répartition régulière et symétrique des fréquences.

On la définit par deux paramètres :

– la moyenne m : indice de tendance centrale qui indique le point de concentration des mesures. Pour le Q.I., cette moyenne est 100 : c’est le Q.I. moyen de la population

– l’écart-type σ : indice de dispersion des mesures autour de la moyenne. Pour le Q.I., l’écart-type est 15 : en moyenne, les gens s’écartent de 15 points par rapport à la moyenne 100.

Ainsi, en théorie, ou plutôt par construction, 2 % de la population a un Q.I. supérieur ou égal à 130, c’est-à-dire qui s’éloigne de deux écart-types de la moyenne. C’est ce chiffre qui sert généralement à distinguer les individus surdoués.

Or, si l’on se réfère à un Q.I. de ce type, les chiffres que vous citez représentent des écart-types, et les écart-types sont des normes statistiques qui appartiennent à la loi normale (et ne sont que cela).

Suivant ce même raisonnement, et si l’on considère que la proportion de 2 % est insuffisamment discriminante on peut en effet déterminer des seuils ou classifications plus exigeants au-delà de 130. C’est ainsi qu’on peut décider de qualifier les personnes qui dépassent 145 (trois écart-types), 160 (quatre écart-types) etc., et ce d’autant plus que la courbe de Gauss est tangente à l’infini… ! Et il est vrai que les premiers auteurs Américains, lorsqu’ils ont repris les tests français pour constituer les désormais célèbres échelles de Wechsler, ont rapidement souhaité pousser les échelles plus loin que ne le faisaient les Français.

Le problème apparaît lorsqu’on prend conscience que tout cela ne peut être que spéculatif, pour la raison que la population, elle, n’est pas infinie ! Concrètement, ni en France ni aux USA, la WAIS (test de Q.I. pour les adultes) ne permet d’obtenir un QI dépassant 160.

D’autre part, c’est TERMAN qui a pris la responsabilité de fixer pour la première fois un seuil au surdouement. Or, Terman utilisait une forme abrégée du test de Binet (révisé par lui, et devenu le « Stanford-Binet »).

Ainsi, les QI qu’on trouve dans les études de TERMAN sont très élevés : non en raison du fait que ses sujets aient été à ce point hors norme, mais à cause de la distribution statistique retenue (QI Stern). Ceci qui rend leurs résultats inexploitables au premier abord, dans la mesure où l’on ne dispose pas d’un moyen direct pour resituer ces QI sur la courbe gaussienne.

Par conséquent, à ce stade, je dois réfuter tout simplement la classification qui est utilisée ci-dessus en ce sens qu’elle ne s’applique nullement aux Q.I. que donne la W.A.I.S..

     Quoi qu’il en soit, la question de la distinction des individus surdoués selon leur niveau de performance à un test reste bien sûr ouverte. Mais il existe une deuxième raison pour devoir écarter ce type de classification. Mais le problème, c’est qu’il faudrait pour cela disposer d’outils suffisamment sensibles. Or, les tests de Q.I. atteignent rapidement un plafond lorsqu’il s’agit de personnes à haut potentiel. Et ce, pour les raisons suivantes.

  • les tests de Q.I. n’ont pas été créés pour des individus surdoués

  • la rareté des personnes à Q.I. élevé rend très difficile d’obtenir des étalonnages dans lesquels les individus soient en nombre suffisant

  • les biais existent bien évidemment lors d’une passation, et les capacités des personnes ne sont nullement figées. Tout ceci est responsable d’une variabilité dans les résultats, laquelle est parfaitement assumée par la psychométrie qui nomme « erreur de mesure » l’écart entre la fidélité parfaite d’un test, qui serait égale à 1 (et ne l’est jamais), et les résultats.

  • Aussi, dans tous les tests, il existe une marge autour du chiffre, et c’est pour cette raison que le Q.I. doit être toujours accompagné de ce qu’on appelle un intervalle de confiance.



Dans ces conditions, établir des différences entre des Q.I. de toute manière très supérieurs me paraît fortement hasardeux.

En fait, la question du seuil revêt un autre enjeu : celui du nombre de surdoués, et donc, de leur force ! Ainsi,

  • 5 % des personnes ont un QI ≥ 125 (c’est-à-dire un âge mental de 6 ans ½ pour un enfant de 6 ans ou un âge mental de 12 ans ½ pour un enfant de 10 ans), et 2 % ont un QI ≥ 130. Les manuels de tests et la communauté scientifique établissent généralement à 130 la limite du surdon, mais les associations retiennent plus volontiers le seuil de 125.

  • pour Jean-Charles TERRASSIER, il y a 3 millions de surdoués sur les 60 millions de Français car il retient la barre de 5%. Cette barre lui permet aussi d’établir qu’il existe 600000 enfants et adolescents intellectuellement précoces. Pour Jeanne SIAUD FACCHIN, les enfants surdoués représentent 450 000 enfants, chiffre qu’elle obtient en ayant établi 2,1% comme la norme du surdouement. Mais Pierre VRIGNAUD fait remarquer qu’en retenant le seuil de 130, comme c’est le cas pour la plupart des spécialistes, on obtient seulement 200.000 enfants surdoués, sur des cohortes d’à peu près 800.000 élèves de 6 à 16 ans.


     

     Quoi qu’il en soit, il convient de ne pas accorder une importance rigide à ces chiffres. Ils sont en effet totalement artificiels, dans la mesure où la mesure de l’intelligence à la base même est artificielle. Ainsi, le QI lui-même est totalement fabriqué : les questions sont conçues et éliminées selon des critères de validité statistique ; la distribution est reconstruite afin d’obtenir une courbe en cloche, où la moyenne est centrée à 100 pour que tout soit clair, et où les notes des personnes s’éloignent de manière régulière de part et d’autre de cette moyenne.

En définitive, les tests d’intelligence permettent à la fois d’affirmer l’existence du surdon (il existe bel et bien des individus dont les aptitudes intellectuelles sont très supérieures) et de relativiser le Q.I..

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➔ Il paraît peu probable qu’il existe une rupture nette de comportement, de ressentis, de potentiels, ou d’organisation neuronale et de fonctionnement cérébral aux environs d’un QI de 130, puis de nouvelles ruptures à chacun des seuils retenus. Mais peut-on tout de même observer des éléments caractéristiques tangibles ou manque-t-on encore d’éléments ?

Perrine Vandamme

     

On n’observe pas de rupture nette, non, mais je dirai intuitivement que, si les HP harmonieux avec un QI inf à 140 s’en sortent souvent relativement bien, ceux qui ont un QI sup à 145 présentent souvent des difficultés relationnelles et d’adaptation « à la vie».

Clotilde Beylouneh

     

    Ma réponse sera la même ici : la limite de 130 étant un consensus, un repère pour s’y retrouver, il n’y a à mon sens aucune rupture, et il n’y en a pas davantage au-delà de 130. Ce qui n’exclut pas toute la réalité du surdon, y compris les conséquences psycho-affectives et la possibilité très pertinente de différences de fonctionnements cognitifs, observées par l’imagerie. 

Ce sont des études de corrélation et des analyses factorielles, ou éventuellement des différences de moyennes, qui montreront de telles différences, et non des oppositions entre groupes de niveaux de Q.I.


Arielle Adda

     

     Il serait intéressant que vous envisagiez aussi l’approche d’Antoine de la Garanderie : chacun fonctionne à sa façon pour appréhender une situation, aborder un problème etc : il semblerait que les personnes douées fonctionnent plus souvent au ressenti. Je ne possède pas de données statistiques (ont-elles jamais été entreprises ?), Hélène Catroux pourrait vous donner des réponses plus précises à ce propos.

D’une façon générale, on parle de plus grande rapidité et de la faculté à ne pas se laisser enfermer dans une pensée formatée, qui évite de réfléchir en fournissant les réponses.

Il sera intéressant de voir ce que donne le bourrage de crâne des enfants entrepris à l’école avec tout le politiquement correct, pollution comprise. Vont-ils réagir ou tout avaler ?

Je pense que ceux qui sont au-delà de toute mesure de QI, disons passé 160, sont trop peu nombreux pour que les études soient valables ; il faut déjà les trouver et qu’ils acceptent des examens. Les seuls qui s’y prêtent sont des autistes de haut niveau, donc particuliers.

Les ruptures que vous évoquez doivent exister dans des domaines très précis pour chacun.

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➔ Certains, s’appuyant sur le manque (réel ou supposé) de corrélation tangible entre les valeurs statistiques et les manifestations cliniques et physiologiques, s’attachent à remettre totalement en cause la validité des tests de QI dans le diagnostic, pour ne considérer que les « symptômes » (état de fait hautement dangereux selon nous car autorisant toutes les dérives, dont l’auto-diagnostic et le diagnostic par des personnes non qualifiées – voir notamment dérives de la mouvance du « développement personnel» et autres psychanalystes que nous ne citerons pas – au risque qu’une pathologie réelle et curable soit occultée).

Certains autres nient totalement l’existence de différences autres que celles liées à l’humain et à la construction de chaque personnalité, niant par là même le concept de douance. Que leur répondre ?

Arielle Adda

   

 Le test n’explique pas tout ; il constitue une grille de lecture, nécessaire mais pas suffisante bien évidemment. Il donne des indications, surtout sur les points forts et les points faibles. Nier sa valeur revient à nier la nature même de la personne. Il faut se rappeler que les tests ont été étalonnés sur un nombre suffisant d’individus, on compare les résultats du sujet avec ceux de l’ensemble de la population (en tenant compte de l’âge, du niveau culturel pour certains tests). C’est donc une donnée statistique et généralement fidèle : une même personne obtiendra des scores analogues aux différents tests et au cours du temps. Des données telles que la rapidité de compréhension ou le maniement du concept ne se modifient pas et sont peu sensibles à un éventuel entraînement.

Les « symptômes » peuvent être interprétés n’importe comment, on en revient à la grille de lecture. Les adultes doués qui s’ignorent et sont en recherche représentent des proies idéales pour tous les gourous désirant argent et pouvoir ; les sectes sont à leur affaire (je vois tous les jours des catastrophes)


Perrine Vandamme

     

Il faut vraiment envisager les choses sous l’angle d’un socle neuro-physiologique qui tend à dire que la capacité à recevoir, intégrer et élaborer les stimuli est liée à ce qui est mesuré par le test de QI.

Il y a des HPI heureux, harmonieux dans leur intelligence et ayant pu utiliser leur potentiel. Il y en a d’autres qui doivent lutter contre un excès de sur-stimulation et pour organiser leur pensée face à ces stimuli (à mon avis les trèsHPI), il y en a, dys-synchrones, qui ont construit leur personnalité sur une utilisation défensive de leur intelligence, d’autres qui ont été obligés par la vie d’utiliser leur potentiel pour s’hyperadapter à un environnement défavorable, etc. Il y en a aussi qui présentent des pathologies psychiatriques indépendantes du QI. Le risque de souffrance ou de symptômes est donc multifactoriel, et pas forcément dépendant du HP…

Clotilde Beylouneh

     

Selon moi, il est normal de remettre en cause la corrélation entre le Q.I. et des « manifestations cliniques et physiologiques », car il n’existe nulle fatalité nosologique associée au Q.I.. Ce dernier étant une mesure de l’efficience intellectuelle d’une personne, rapporté à une population de référence, il n’est pas montré qu’il y ait un lien avec telle ou telle manifestation clinique et pathologique. Autrement dit, le Q.I. n’a pas la prétention de fournir un « diagnostic » par rapport à des problèmes psychologiques.A vrai dire, dans son intention, l’auteur de la W.A.I.S. ne prétendait même pas viser une interprétation sur le fonctionnement cognitif!  De sorte que l’interprétation d’un profil doit croiser des informations tenant au profil, mais aussi des informations qui vont au-delà des chiffres.

Et c’est une raison de plus pour dire que les tests de Q.I. sont irremplaçables ! Je ne connais pas de meilleur test que la W.A.I.S. pour déterminer l’efficience intellectuelle chez un adulte, et par conséquent le surdon (puisque la définition de ce dernier repose sur cela).

Les psychologues sont des professionnels dont le titre est protégé par la loi. Selon cette loi, ils doivent être titulaires d’un diplôme sanctionnant 5 années d’études supérieures spécialisées en psychologie. Ce n’est pas pour rien ! C’est justement parce que la compréhension d’un score à une échelle d’intelligence n’est pas quelque chose de simple.

Ainsi, et sans compter que les tests ont leurs limites, la plupart des psychologues – dont moi-même – posent qu’un individu ni sa psychologie ne saurait être réduit à une mesure de Q.I.. A vrai dire, je pense que, sur ce point aussi, tous les psychologues sont d’accord. Rien de cela ne signifie qu’il faille contester la validité du Q.I. Dès lors, il est aussi absurde de contester la douance qu’il serait infondé de lire toute réalité humaine à l’aune du Q.I..

Certains néanmoins peuvent s’inscrire en faux contre les tests ou, pourquoi pas, contre l’existence des processus cognitifs (raisonnement, mais aussi mémoire, attention) … Venant de psychologues authentiques, et compte tenu de leur formation, je ne pense pas qu’il s’agisse d’ignorance. Sans doute s’agit-il plutôt de quelques querelles invétérées, qui se sont envenimées dans un processus devenu interne à défaut du dialogue qui devrait être la marque d’une sincère démarche heuristique.

Quant aux personnes non psychologues, il n’est pas possible de généraliser. Sans doute est-ce le mérite d’un site comme celui-ci que de concourir à l’élucidation et à la diffusion des connaissances sur la douance.

Par ailleurs, un certain nombre de personnes pensent pouvoir établir un lien entre la douance etcertains problèmes psychologiques. Cela ne peut être nié en bloc, mais est à nuancer.Il y a en effet deux dérives.

  • La première consiste à considérer que le Q.I. élevé correspond nécessairement à certains problèmes psychologiques, ce qui est très pernicieux puisque cela dévalorise le Q.I. élevé et suscite chez les personnes concernées une angoisse infondée.

  • La deuxième dérive est de se contenter des dits signes en évitant la validation par la psychométrie, ce qui est « justifié » dès lors qu’on assimile le Q.I. à certains descriptifs. Cela aussi est pernicieux : les personnes, les parents … peuvent préférer penser qu’un comportement perturbateur est dû à un QI élevé (alors considéré de manière élogieuse et contre lequel de toute façon on ne peut rien) plutôt qu’à une raison autre (éducative par exemple).

Dans chacune de ces perspectives, il semble logique de ne pas se faire tester ! Dans le premier cas, on en reste à une supposition timide qu’on ne peut assumer puisque non validée, mais qu’on ne peut se réduire à vérifier. Par crainte de se voir attribuer les caractéristiques péjoratives que l’on croit associées au Q.I élevé, ou par crainte de considérer une autre éventualité, on risque de s’enfermer dans cette situation durablement. De l’autre, c’est de manière quasi délibérée qu’on échappe à la validation par le test, puisque le schéma explicatif est d’emblée retenu pour éviter cette validation …

Outre les conséquences néfastes de telles attitudes sur les individus, ces deux situations constituent un non-sens au plan de la cohérence de la science , et c’est aussi en raison de cette incohérence qu’elles sont à condamner.

Bien sûr, cette remarque est uniquement théorique, et elle s’adresse bien davantage aux complices de ces apories qu’aux personnes qui se trouvent dans l’expectative. On doit comprendre, dans l’appréhension d’un cas particulier, que les étapes peuvent être variables, les réticences fortes, et que cela doit être respecté.

Vous demandez ce qu’il faut répondre aux détracteurs pernicieux du Q.I. et de la douance ? Je pense qu’il n’est nullement obligatoire de s’intéresser à l’existence du potentiel intellectuel …

Mais que la cohérence et le respect nécessitent d’admettre la douance si on s’y réfère, et d’admettre le potentiel intellectuel si on se réfère à la douance.

adulte-surdoue.org

 Est-il prévu l’élaboration d’un test spécifique pour le diagnostic des personnes à haut potentiel, sachant que les échelles actuellement utilisées avaient plutôt pour but de diagnostiquer la déficience mentale (d’où l’absence de sensibilité des tests aux extrémités des courbes, notamment pour ce qui nous préoccupe au delà des 2ET supérieurs) ? Un tel test existe-t-il déjà hors de nos frontières ?

Arielle Adda

     

Je ne sais pas, mais, à mon avis, à l’endroit où la fin de la courbe tend vers l’infini, il y a peu de sujets concernés et les calculs deviennent plus hasardeux, mais ce n’est pas ma spécialité.

Clotilde Beylouneh

     

Ainsi que nous l’avons dit plus haut, les tests d’intelligence souffrent d’un défaut de sensibilité à leurs extrêmes, dans la mesure où ils ne parviennent pas à situer avec assez de sensibilité la différence entre les individus qui sont très efficients, pas plus qu’entre les individus les moins efficients . Pour cette raison, il pourrait être intéressant qu’existe un test suffisamment sensible pour différencier les individus dont le Q.I. est supérieur à 130.

D’autre part, il existe un relatif consensus dans la communauté scientifique pour dire que le Q.I. ne saurait suffire à définir la douance. D’autres variables, cognitives notamment, sont évoquées. Il en va ainsi de la créativité. En terme cognitif, celle-ci inclut :

  • la fluidité ou facilité à fournir un grand nombre d’idées ; sa mesure est égale au nombre d’idées ;

  • la flexibilité selon laquelle le sujet fournit des idées de catégories variées ;

  • l’originalité qui évalue la capacité à proposer des idées éloignées du banal, à condition qu’elles soient une réponse au problème ; on les note selon leur fréquence d’apparition dans la population ;

  • l’élaboration par laquelle le sujet est capable d’ajouter des détails à sa première réponse, de l’embellir, de la rendre riche et complexe.

Il existe des tests de créativité, et des tests modernisés sont en cours de mise au point.

Plus encore, on s’accorde à dire que l’on ne peut parler de créativité que si existent, outre ces caractéristiques cognitives, des réalisations, et que celles-ci doivent respecter les normes de la société. On se trouve alors dans une configuration comparable à celle qui concerne l’intelligence. En effet, concernant l’intelligence, il convient de distinguer :

  • l’aptitude qui est une disposition naturelle, innée, héréditaire, antérieure à un exemple, un apprentissage ou une éducation.

  • la capacité est une potentialité actuelle qui conditionne une réussite que l’on va pouvoir apprécier et mesurer directement. Elle dépend de facteurs exogènes tels que l’éducation ou l’environnement socio-culturel. Elle assure la réalisation d’une performance.

  • la performance est donc dépendante de l’aptitude qui va en permettre la réalisation, sachant que la capacité est ce qui assure cette réalisation.

Sans doute en va-t-il de même pour la créativité, où pourrait être distinguées :

  • Une créativité latente, appartenant à la personnalité

  • Un potentiel créatif, qui reposerait sur une aptitude intellectuelle élevée et serait elle-même mesurable par des tests

  • Une performance ou oeuvre, produite au moins une fois, et socialement admise.

A cet égard, il est proposé (par l’équipe de LUBART) que la détection du Haut Potentiel soit fonction du bilan psychologique; ainsi, on pourrait distinguer :

  • la personne qui aurait un haut potentiel uniquement au niveau intellectuel,

  • celle qui aurait un haut potentiel au niveau intellectuel et créatif,

  • celle pour qui ce serait uniquement au niveau créatif.

Des variables encore moins cognitives sont aussi évoquées : je pense au quotient émotionnel.

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➔ Quelles seraient les conséquences sur la validité du diagnostic si une personne X, pour laquelle un haut potentiel est supposé, passait un test ancien (étalonnage non-révisé) ou un test étalonné dans un autre pays que le sien (dans la même langue cependant) ?


Perrine Vandamme

     

     Avec un test ancien, elle obtiendrait un QI plus élevé (effet Flynn); avec un test d’un autre pays le QI serait biaisé sur les éléments en rapport avec le verbal  sans doute. C’est pour cela que les étalonnages sont importants. On pourrait envisager un test comme le K-ABC qui ne contient pas d’épreuves liées à l’intelligence verbale et serait donc interculturel ? Mais ce test ne risquerait-il pas de ne pas détecter les dyssynchrones au profit du verbal ?


Clotilde Beylouneh

     Nous avons dit plus haut qu’il existe plusieurs types de Q.I., de sorte que la transposition des résultats d’un test à un autre est malaisée. Et il ne suffirait pas de transposer les notes des tests de TERMAN pour pouvoir comparer les résultats à ceux que l’on obtient avec des tests de Wechsler. En effet, non contentes d’avoir été traitées différemment au plan statistique, ces passations n’ont pas eu lieu à la même époque. Or, l’intelligence évolue ! Ces éléments viennent se mélanger d’une manière qui brouille les pistes d’une manière assez irrémédiable …

Toutefois, il est vrai que dans une visée scientifique, il y a eu de telles études, notamment l’effet Flynn. Celui-ci montre en fait qu’il existe un accroissement du niveau d’intelligence moyen avec les générations. L’étude américaine première montre que, sur une période de 46 ans (entre 1932 et 1978), le niveau moyen a progressé de 13,8 pts de QI, ce qui revient à un gain annuel de 0,33 points.

D’autre part, de nombreuses études montrent qu’il existe des différences inter-cuturelles. Enfin, la familiarité avec le milieu influence les résultats, dans la mesure où un certain nombre de questions des tests s’appuient sur des connaissances, des savoir-faire ou des représentations propres à un environnement (ex. hot-dogs, ballons gonflables, pinces à dessin …).

L’impact de la culture est cependant variable selon le test retenu, en fonction de la place qui lui a été apportée dans le modèle théorique auquel il se réfère. Ce qui signifie qu’en présence d’une personne qui risque manifestement d’être desservie par un manque de références culturelles, le psychologue aura à coeur de proposer un test où ces aspects soient réduits (c’est-à-dire un autre test que la W.A.I.S.)

Mais je ne vois pas en fait dans quel cas un tel scénario se produirait pour un individu. Quel serait l’intérêt d’utiliser sciemment un outil obsolète ou d’un autre pays ?

Arielle Adda

     

     Il y a forcément une modification : le test ancien peut renseigner sur les mécanismes intellectuels du sujet, mais le QI aura peu de valeur, ce sera une simple indication. Si vous regardez les questions des anciens WISC et WAIS vous verrez que certaines sont devenues incompréhensibles. L’étalonnage doit être le plus récent et dans le pays concerné à cause de la scolarité différente. C’est d’ailleurs ennuyeux pour les francophones qui ne bénéficient plus d’un étalonnage adapté ; dans le temps, il y avait une adaptation pour la Belgique ; il faut donc bien se garder de prendre pour assuré les résultats à un test trop ancien.

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➔ Un diagnostic avec une confirmation sur la base d’une IRM dans l’avenir vous paraîtrait-elle possible si l’on n’avait à tenir compte du contexte politique de réduction des dépenses de santé ? (Nous avons relayé cette question, bien qu’elle nous paraisse quelque peu saugrenue, car elle était récurrente, chez les personnes en questionnement, après lecture de diverses études sur le fonctionnement cérébral particulier des personnes surdouées).


Clotilde Beylouneh

     Ni possible ni souhaitable.

La douance n’est pas une maladie qui nécessite d’être diagnostiquée.

Aucune technique d’imagerie ne peut prévoir l’impact de la culture, de l’environnement ou de la volonté, qui sont toutes essentielles au développement de l’intelligence.

Et… à quel âge une telle identification devrait-elle avoir lieu ? Pendant la grossesse, avec aiguillage direct à la maternité… ou proposition d’avortement thérapeutique… en fonction de prévisions démographiques… des besoins de main d’oeuvre 20 ans plus tard… ou du manque d’intelligence escompté chez les futurs électeurs pour un gouvernement à tendance totalitaire…? J’espère qu’aucun psychologue ni aucun médecin ne concourront jamais à un tel scénario !

Arielle Adda

Je ne me permets pas de me prononcer là-dessus, on peut craindre des dérives….

Perrine Vandamme

   

 L’IRM même fonctionnelle ne mesure pas l’intelligence non ?